Le lundi 23 mars 2026, de nombreux prêtres et fidèles se sont rassemblés à la chapelle des Sœurs Augustines à Angers et conjointement à la paroisse Saint Michel Cotonou pour célébrer les obsèques de l’infatigable religieuse missionnaire bénino-nigériane décédée le 10 mars 2026 dans sa 72e année.
Qui est la sœur Virginia NKEM ANURUKEM ?
Facilitatrice des différences, elle est une « femme de l’exode ». Née le 26 mai 1954 à Jos dans l’Etat du Plateau au Nigéria, la sœur Virginia a fait une première expérience religieuse chez les sœurs de Saint Louis. En 1984, elle rejoint les sœurs de Saint Augustin du Bénin, une Congrégation dans laquelle elle vivra pleinement sa vocation religieuse.
Elle parle couramment igbo, l’Haoussa, l’anglais. Son immersion dans la culture béninoise lui a facilité l’apprentissage rapide des langues fongbé, Yoruba et d’autres langues locales. Ces atouts linguistique et culturel font d’elle un pont entre les peuples et les cultures. Polyglotte, enseignante et directrice d’exception, sœur Virginia a formé des générations de jeunes et de religieuses. Elle a laissé ses marques au séminaire Juniorat de Cotonou. Au cours secondaire Saint Augustin de Natitingou, elle a fait aussi ses preuves de rigueur maternelle car, elle veut « voir l’homme debout, digne et heureux ».
Elle était une vraie maman à travers sa présence, son sens de l’écoute sans jugement.Elle laissait entendre, lors d’une nouvelle étape de sa mission, dès son arrivée à Angers : « ici, c’est ma maison désormais ». Et c’est à Angers que se sont déroulées ses obsèques.
Une femme heureuse et accomplie
Une trentaine de prêtres béninois résidents en France, se sont joints au père Jean Quris, délégué diocésain à la vie consacrée d’Angers pour célébrer la messe des obsèques de la sœur Virginia à Angers. Ils sont entourés de plusieurs religieuses et de fidèles laïcs, amis et membres de sa famille venus de partout.
Dans son homélie, le père Hubert KEDOWIDE a montré que « la mort n’est qu’un passage vers une vie en plénitude ». Il invite chacun à se tourner vers le « Dieu des vivants, victorieux du péché et de la mort » dans la foi et la prière car, « la vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux ». il observe que la sœur Virginia était « une femme heureuse et accomplie, qui savait faire jouer la joie de vivre ensemble ».
Ce même lundi 23 ses funérailles sont célébrées à la paroisse saint Michel Gbéto de Cotonou. Cette messe est présidée par le père Théophile AKOHA, vicaire général et curé de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Cotonou, en présence de treize prêtres et de plusieurs religieux, religieuses et fidèles laïcs.