Fête de Saint-Valentin à Saint Jean-Baptiste

ll y a eu des solos vibrants, des duos complices, des refrains repris en chœur et des pas de danse improvisés. À la paroisse Saint Jean-Baptiste de Cotonou, la Saint-Valentin 2026 restera gravée dans la mémoire de plus d’un. Le vendredi 13 février 2026, après la messe de 19h, près de 400 jeunes ont investi la cour paroissiale pour une soirée où l’amour a été chanté, célébré et interrogé. Face à la réticence croissante de nombreux jeunes au mariage, le Père Théophile Akoha, curé de la paroisse, a choisi de transformer la fête des amoureux en espace de dialogue. La séance s’est ouverte sur des interprétations émouvantes de titres populaires d’artistes célèbres comme Céline Dion et Garou, ou Nikanor et Sessimè. Entre les prestations, il y a eu un temps d’enseignement et d’échange animé par le Père Akoha, spécialiste des questions matrimoniales et Professeur titulaire du Cames.

Abordant le mariage, il a rappelé trois repères essentiels selon l’enseignement de l’Église : l’union d’un homme et d’une femme, l’engagement pour toute la vie et l’ouverture à la transmission de la vie. « Si vous n’êtes pas prêts pour cela, ne prenez pas le chemin de l’amour conjugal », a-t-il averti, sous le regard attentif des jeunes. Les échanges qui ont suivi ont confirmé les hésitations de la jeune génération.

Jéliane, 27 ans, évoque les blessures observées autour d’elle : « Beaucoup ont vu des tensions entre leurs parents. Cela refroidit. Mais il faut profiter de la vie. L’amour existe ». Credo, 23 ans, choriste, confie : « On a besoin de ce genre d’événement pour être édifiés. J’ai retenu qu’il faut aimer et continuer d’aimer ». Ces paroles traduisent un dilemme apparent : entre aspiration au bonheur conjugal et peur de s’engager « pour toujours ». La soirée s’est achevée dans une atmosphère détendue autour d’une collation.    

Innocent ADOVI