Françoise Mèdagbé, Annick Laetitia Abiou, Gisèle Agoï et Eunice Yèdédji, n’ont jamais connu d’homme et par la grâce de Dieu entendent se préserver jusqu’à la mort pour le Royaume des cieux. Au cours d’une cérémonie solennelle présidée par Mgr Roger Houngbédji, Archevêque de Cotonou, en la Cathédrale de la même ville le samedi 24 janvier 2026, elles ont procédé à la consécration perpétuelle de leur virginité. La cérémonie proprement dite a débuté après l’homélie par l’appel et la présentation des candidates par le Frère François Agbadin, Capucin et Aumônier diocésain de l’Ordre. A la fin du rite, l’Archevêque, debout, prononça une prière solennelle de consécration avant la remise des insignes officiels. Dans son homélie, Mgr Roger Houngbédji a expliqué la pertinence de ce choix de vie. Puisque dans le Royaume de Dieu, on ne prend ni femme ni mari selon l’enseignement de la Bible, elles veulent être un signe de ce règne déjà présent parmi nous et nous inviter à ne pas trop nous attacher aux biens de la terre puisque tout ici-bas passe.
Les vierges consacrées constituent l’Ordre le plus ancien dans l’Eglise et est souvent rattaché directement à l’évêque diocésain. A Cotonou, avec le soin particulier qu’y met Mgr Roger Houngbédji, l’effectif passe désormais à 16 membres. Le siège se situe sur la paroisse Sainte Cécile de Cotonou. Les membres vivent chacune à son compte et se retrouvent selon un programme annuel pour des rencontres de prière, d’échanges et de formation. Elle exerce différents métiers incluant l’enseignement universitaire et secondaire, les soins infirmiers, la restauration, etc. Interrogées sur les raisons de leur choix, toutes disent être mues par un appel intérieur irrésistible, désireuses d’appartenir sans partage au Christ seul. Plusieurs ont fait des expériences transitoires dans diverses communautés religieuses.